Archives de catégorie : Connaissance de Soi

Le mental n’aime pas la Présence

Le mental n’aime pas la Présence, car la Présence c’est la fin du mental.
Choisir la Présence dans votre quotidien aussi souvent que possible, de choisir le moment présent, de toujours vérifier à l’intérieur ce qu’est votre relation avec le moment présent.
La question primordiale à se rappeler : quelle est ma relation avec ce moment ?
Est-elle amicale ou est-elle dysfonctionnelle ?
Et cela vous dit tout. Si elle est dysfonctionnelle, cela veut dire que votre futur manifestera cela. Si elle est amicale, ouverte et dans l’acceptation, votre vie future le manifestera. C’est aussi simple que cela. Des défis peuvent toujours se présenter . La vie vous défiera toujours d’une façon ou d’une autre et c’est bien ainsi. Mais nul besoin de transformer les défis de la Vie en problème en restant mentalement bloqué sur les choses s’il n’y a rien que nous puissions faire dans l’instant. Retourner les choses dans sa tête c’est commencer à se faire du souci. Le souci est la fabrique de problèmes, c’est la fabrique mentale de problèmes. Peu importe le stade que vous atteignez dans la vie, il y a toujours des défis. La vie est ainsi conçue.
Le monde n’est pas là pour vous rendre heureux. Il est ici pour vous rendre conscient. c’est lorsque vous pouvez être conscient de la Conscience, quand vous pouvez amener la Présence de la Conscience de l’Esprit à un plus grand pouvoir, ou dit encore autrement, l’Esprit de Dieu dans votre vie et que vous permettez à cela de diriger votre chemin, alors toutes les choses viennent à vous telles qu’elles devraient. : « une nouvelle espèce est en train d’arriver sur la planète ». C’est ce qui se passe maintenant et c’est de nous qu’il s’agit. C’est un énorme changement dans la Conscience qui advient.
C’est comme si nous nous transformions en une nouvelle espèce, pour la première fois, une espèce consciente.
C’est un peu comme si l’humanité commençait seulement maintenant à s’éveiller réellement Chacun est l’ouverture qui permet à cette dimension d’arriver dans le monde
Ce n’est pas nous qui opérons, mais c’est la Conscience qui opère à travers nous…

Eckhart Tollé

Les 4 accords Toltèques

Les quatre accords Toltèques sont en quelque sorte un « code de conduite » qui permet d’appréhender le monde sereinement, et de façon plus saine.

Ce sont des mantras pleins de bon sens, mais surtout d’une très grande puissance.

1. Le premier accord toltèque est : « Que votre parole soit impeccable »

2. Le deuxième accord toltèque est : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle »

3. Le troisième accord est : « Ne faites pas de suppositions »

4. Le quatrième accord toltèque est : « Faites toujours de votre mieux ».

Un accord toltèque « bonus » : Soyez sceptique, mais apprenez à écouter.

 » Ne vous attendez pas à vous exprimer toujours avec une parole impeccable. Vos habitudes sont trop fortes et trop bien ancrées dans votre esprit. Mais vous pouvez faire de votre mieux. […] En faisant de votre mieux, l’habitude de mal utiliser votre parole, celle de faire une affaire personnelle de tout ce qui vous arrive et celle de faire des suppositions vont s’affaiblir et se manifester de moins en moins souvent. »

Don Miguel Ruiz.

Qu’est ce que l’Amour

Qu’est-ce que l’amour ?
C’est une profonde nécessité d’être un avec le tout, une profonde nécessité de dissoudre dans l’unité le toi et le moi. L’amour est ainsi parce que nous sommes séparés de notre propre Source. De cette séparation naît le désir de retourner au Tout et de s’unifier avec Lui.
Ton ego es devenu une barrière entre toi et l’univers : le Tout. L’homme s’asphyxie, il ne peut plus respirer, il a perdu ses racines. Il n’est plus alimenté. L’amour est un désir de nutrition ; l’amour c’est s’enraciner dans l’existence. L’amour, a de la valeur en soi : il n’a pas de propos, il n’a pas de finalité.
Il a une immense signification ; une grande joie ; une extase en lui même, mais ce ne sont pas des finalités. L’amour n’est pas une affaire où importeraient les objectifs, les buts. Il y a toujours une certaine folie dans l’amour . . .
L’amour est sans raison aucune. La seule chose que tu peux dire c’est : je ne sais pas ! Tout ce que je sais c’est qu’aimer c’est expérimenter l’espace le plus beau en soi-même. Mais ce n’est pas un objectif. Cet espace n’est pas mental.
Cet espace est comme un bouton de rose avec une goutte de rosée posée dessus, brillante comme une perle. Et avec la première brise du matin au soleil, ce bouton de rose est en train de danser. L’amour c’est la danse de ta vie L’amour c’est la rencontre, la rencontre orgasmique de la vie et de la mort . . .

Pour l’atteindre, il y a quatre pas à mémoriser.
• Le premier : être ici et maintenant, parce que l’amour n’est possible qu’ici et maintenant. Tu ne peux pas aimer dans le passé.
• Le second pas vers l’amour c’est : apprends à transformer tes peurs … en confiance, abandon …
• Le troisième pas vers l’amour : c’est de partager tes éléments positifs, partager ta vie, partager tout ce que tu peux avoir. Tout ce que tu as de beau, ne le cache pas
• Et le quatrième : ne sois rien. Quand tu commences à penser que tu es quelqu’un, tu t’immobilises, tu te figes. Alors l’amour ne coule plus.
L’amour s’écoule que de quelqu’un qui n’est personne.
L’amour réside dans le rien.Quand tu es vide, il y a de l’amour. Quand tu es plein d’ego, l’amour disparaît. L’amour et l’ego ne peuvent s’unir…
L’amour est une fleur très fragile. Il doit être protégé, il doit être renforcé, il doit être arrosé ; alors seulement il grandit. Aime comme quelque chose de naturel, comme tu respires. Et quand tu aimes quelqu’un ne commence pas à exiger, sinon, même dès le début, tu commenceras à fermer les portes.
Ne sois dans aucune attente. Si quelque chose se présente sur ton chemin, ressens de la gratitude. Si rien ne vient, ce n’est pas nécessaire que cela vienne, tu n’en as pas besoin, tu ne dois pas rester dans cette attente.
L’amour n’est pas un commerce, cesse donc de le traiter comme tel. Sinon tu malmèneras ta vie, l’amour et tout ce qu’il y a de beau en lui, car tout ce qui est beau n’est absolument pas négociable. L’existence ne connaît rien au commerce.
Les arbres fleurissent, ce n’est pas du commerce. Les étoiles brillent, ce n’est pas du commerce, tu n’as pas à payer pour cela et personne n’exige rien de toi.
Un oiseau vient et se pose sur ta porte, te chante une chanson et il ne te demande aucun certificat, ni rien d’autre. Il a chanté sa chanson et très satisfait s’est envolé sans laisser de trace.
C’est comme cela que l’amour grandit. Donne et n’attend pas de voir combien tu peux obtenir. Ne demande rien et n’exige rien.
Aime les gens ordinaires. Il n’y a rien de mauvais chez les gens ordinaires. Les gens ordinaires sont extraordinaires. Chaque être humain est si unique ! Respecte cet être unique.
Donne et donne sans aucune condition et tu sauras ce qu’est l’amour. Je ne peux pas le définir. Je peux te montrer comment il se développe. Je peux te montrer comment planter un rosier, comment l’arroser, le fertiliser, le protéger.
Et un jour inattendu un rose apparaît et ta maison se remplit de parfum.C’est ainsi qu’apparaît l’amour. Dès le moment où l’amour devient une relation de couple traditionnelle il se transforme en esclavage, car il y a des attentes, il y a des exigences, des frustrations, et un effort des deux côtés pour avoir la domination. Il se convertit en une lutte pour le pouvoir….
Le mot amour, en tant qu’un état d’être, a un sens totalement différent. Cela veut dire que simplement tu aimes ; tu n’es pas en train d’établir une relation de couple. Ton amour est comme le parfum d’une fleur.
Il ne crée pas une « relation » ; il ne te demande pas d’être d’une manière déterminée, que tu te comportes selon certains critères, que tu agisses d’une certaine façon. Il n’exige rien. Simplement il partage. Et dans ce partage il n’y a pas non plus le désir d’être récompensé. Le partage lui-même est la récompense.
Quand l’amour est pour toi devenu un parfum, il révèle une extrême beauté et contient quelque chose qui dépasse ce qu’on nomme l’humanité. Il a quelque chose de divin.
Sache que l’amour arrive toujours à l’improviste. Non pas comme une conséquence d’un effort de ta part, mais comme un cadeau de la nature. A ce moment là tu ne l’aurais pas accepté si tu avais été préoccupé parce qu’un jour, soudainement, il pouvait se terminer.
Les fleurs vont toujours continuer de naître, mais ne t’attache pas à une fleur,sinon, bientôt tu te trouveras attaché à une fleur morte.
Si tu as quelque chose qui te donne de la joie, de la paix, de l’extase, partage le.
Dans le partage lui-même il y a la satisfaction, il n’y a aucun but ;il n’est orienté vers aucune finalité. Il est une fin en soi. Quand deux personnes matures sont amoureuses, il se produit un des plus grands paradoxes de la vie, l’un des phénomènes les plus beaux :
Ils sont ensemble et cependant extrêmement seuls ; ils sont tellement unis qu’ils sont quasiment un. Mais leur union ne détruit pas leur individualité, en fait elle la rehausse :Deux personnes réellement amoureuses s’aident mutuellement à être de plus en plus libres. Je t’aime. Je ne peux l’éviter.
La question n’est pas que je puisse t’aimer ou non, simplement je t’aime. Si tu n’étais pas ici, cet espace serait plein de mon amour, il n’y aurait pas de différence. Même ces arbres recevraient mon amour, ces oiseaux continueraient à le recevoir.
Et même si tous les arbres et les oiseaux disparaissaient, cela ne ferait aucune différence : l’amour continuerait de couler. L’amour est, donc l’amour s’écoule.Tout comme la lumière entoure la flamme, l’amour t’entoure. Tu es amoureux, tu es amour.
Alors l’amour est éternel. Il n’est dirigé vers personne. Quiconque s’en approche s’y abreuvera. Quiconque s’approchera de toi sera enchanté par l’amour, enrichi par lui.
Un arbre, un rocher, une personne, un animal, n’importe.Même si tu te trouves assis, tout seul . . .Bouddha, seul, assis sous son arbre est en train d’irradier l’amour.L’amour est constamment en train de pleuvoir autour de lui.
Cela est éternel et c’est là que réside la véritable puissance du cœur.
Osho

Ne pas Vivre ni Aimer à Moitié

« Ne fréquente pas ceux qui sont à moitié amoureux. Ne sois pas l’ami de ceux qui sont à moitié des amis… Ne lis pas ceux qui sont à moitié inspirés. Ne vis pas la vie à moitié. Ne meurs pas à moitié. Ne choisis pas une moitié de solution. Ne t’arrête pas au milieu de la vérité. Ne rêve pas à moitié. Ne t’attache pas à la moitié d’un espoir. Si tu te tais, garde le silence jusqu’à la fin, et si tu t’exprimes, exprime-toi jusqu’au bout aussi. Ne choisis pas le silence pour parler, ni la parole pour être silencieux… Si tu es satisfait, exprime pleinement ta satisfaction et ne feins pas d’être à moitié satisfait… Et si tu refuses, exprime pleinement ton refus, car refuser à moitié c’est accepter… Vivre à moitié, c’est vivre une vie que tu n’as pas vécue… Parler à moitié, c’est ne pas dire tout ce que tu voudrais exprimer, sourire à moitié, c’est ajourner ton sourire, aimer à moitié, c’est ne pas atteindre ton amour, être ami à moitié c’est ne pas connaître l’amitié… Vivre à moitié, c’est ce qui te rend étranger à ceux qui te sont les plus proches, et les rend étrangers à toi… La moitié des choses, c’est aboutir et ne pas aboutir, travailler et ne pas travailler, c’est être présent et… Absent… Quand tu fais les choses à moitié, c’est toi, quand tu n’es pas toi-même, car tu n’as pas su qui tu étais. C’est ne pas savoir qui tu es… Celui que tu aimes n’est pas ton autre moitié… C’est toi même, à un autre endroit, au même moment. Boire à moitié n’apaisera pas ta soif, manger à moitié ne rassasiera pas ta faim… Un chemin parcouru à moitié ne te mènera nulle part… Et une idée exprimée à moitié ne donnera aucun résultat… Vivre à moitié, c’est être dans l’incapacité et tu n’es point incapable… Car tu n’es pas la moitié d’un être humain. Tu es un être humain… Tu as été créé pour vivre pleinement la vie, pas pour la vivre à moitié… »

Khalil Gibran (1883 -1931)

L’Amour et la Peur

Contrairement à ce que l’on croit, il n’existe que deux émotions :
L’AMOUR et la PEUR
S’il y a de la peur, c’est qu’il n’y a pas d’amour.
Quelque chose vous tracasse ? Cherchez la peur.
Chaque fois qu’une émotion négative se présente à nous, il se cache derrière une peur.
En vérité, il n’y a que deux mots dans le langage de l’âme : la Peur et l’Amour.
La peur est l’énergie qui contracte, referme, attire, court, cache, entasse et blesse.
L’amour est l’énergie qui s’étend, s’ouvre, envoie, reste, révèle, partage et guérit.
La peur enveloppe nos corps dans les vêtements.
L’amour nous permet de rester nu.
La peur s’accroche et se cramponne à tout ce que nous avons.
L’amour donne tout ce que nous avons.
La peur retient.
L’amour chérit.
La peur empoigne.
L’amour lâche prise.
La peur laisse de la rancœur.
L’amour soulage.
La peur attaque.
L’amour répare.
Chaque pensée, parole ou action est fondée sur l’une ou l’autre émotion.
Tu n’a aucun choix à cet égard, car il n’y a pas d’autre choix.
Mais tu es libre de choisir entre les deux.
Ainsi, au moment où tu promets ton plus grand amour, tu accueilles ta plus grande peur car, aussitôt après avoir dit « je t’aime », tu t’inquiètes de ce que cet amour ne te soit retourné et, s’il l’est, tu te mets aussitôt à t’inquiéter de perdre l’amour que tu viens de trouver.
Cependant, si tu sais Qui Tu Es, tu n’auras jamais peur.
Car, qui pourrait rejeter une telle magnificence ?
Mais si tu ne sais pas Qui Tu Es, alors tu te crois bien inférieur.
Fais l’expérience glorieuse de Qui Tu Es vraiment et de qui tu peux Être.
~Leçon d’amour du Dalaï Lama~

Mort et Naissance

Nous avons déjà suffisamment parlé de la signification de la « naissance ». Naître n’est qu’un autre mot pour désigner le commencement d’une nouvelle croissance de l’essence, le commencement de la formation de l’individualité, le commencement de l’apparition d’un « Moi » indivisible.
Mais pour être capable d’y atteindre, ou tout au moins de s’engager sur cette voie, l’homme doit mourir ; cela veut dire qu’il doit se libérer d’une multitude de petits attachements et d’identifications qui le maintiennent dans la situation où il se trouve actuellement. Dans sa vie il est attaché à tout, attaché à son imagination, attaché à sa stupidité, attaché même à ses souffrances et plus encore peut-être à ses souffrances qu’à toute autre chose. Il doit se libérer de cet attachement. L’attachement aux choses, l’identification aux choses, maintiennent vivants dans l’homme un millier de « moi » inutiles. Ces « moi » doivent mourir pour que le grand Moi puisse naître. Mais comment peuvent-ils être amenés à mourir ? Ils ne le veulent pas. C’est ici que la possibilité de s’éveiller vient à notre aide. S’éveiller signifie réaliser sa propre nullité, c’est-à-dire réaliser sa propre mécanicité, complète et absolue, et sa propre impuissance, non moins complète, non moins absolue. Mais il ne suffit pas de le comprendre philosophiquement, avec des mots. Il faut le comprendre avec des faits simples, clairs, concrets, avec des faits qui nous concernent. Lorsqu’un homme commence à se connaître un peu, il voit en lui-même bien des choses qui ne peuvent pas ne pas l’horrifier. Tant qu’un homme ne se fait pas horreur, il ne sait rien sur lui-même.
Un homme a vu en lui-même quelque chose qui l’horrifie. Il décide de s’en débarrasser, de s’en purger, d’en finir. Quelques efforts qu’il fasse cependant, il sent qu’il ne le peut pas, que tout demeure comme auparavant. C’est là qu’il verra son impuissance, sa misère et sa nullité ; ou encore, lorsqu’il commence à se connaître lui-même, un homme voit qu’il ne possède rien, c’est-à-dire que tout ce qu’il a regardé comme étant à lui, ses idées, ses pensées, ses convictions, ses habitudes, même ses fautes et ses vices, rien de tout cela n’est à lui : tout a été pris n’importe où, tout a été copié tel quel. L’homme qui sent cela peut sentir sa nullité. Et en sentant sa nullité, un homme se verra tel qu’il est en réalité, non pas pour une seconde, non pas pour un moment, mais constamment, et il ne l’oubliera jamais.
Cette conscience continuelle de sa nullité et de sa misère lui donnera finalement le courage de « mourir », c’est-à-dire de mourir non pas simplement dans son mental, ou en théorie, mais de mourir en fait, et de renoncer positivement et pour toujours à tous ces aspects de lui-même qui ne présentent aucune utilité du point de vue de sa croissance intérieure, ou qui s’y opposent. Ces aspects sont avant tout son « faux Moi », et ensuite toutes ses idées fantastiques sur son « individualité », sa « volonté », sa « conscience », sa « capacité de faire », ses pouvoirs, son initiative, ses qualités de décision, et ainsi de suite.

Extrait de « Fragments d’un enseignement inconnu »
Piotr D. Ouspenski (1878-1947)

Sans Connaissance de Soi il n’y a pas de Paix

Pour instaurer la paix dans le monde, pour mettre fin à toutes les guerres, il faut une révolution dans l’individu, en vous et moi.
Une révolution économique sans cette révolution intérieure n’aurait pas de sens, car la faim est la conséquence d’une perturbation économique causée par nos états psychologiques, l’avidité, l’envie, la volonté de nuire, le sens possessif.
Pour mettre un terme aux tourments de la faim et des guerres il faut une révolution psychologique et peu d’entre nous acceptent de voir ce fait en face. Nous discuterons de paix, de plans, nous créerons de nouvelles ligues, des Nations Unies indéfiniment, mais nous n’instaurerons pas la paix, parce que nous ne renoncerons pas à nos situations, à notre autorité, à notre argent, à nos possessions, à nos vies stupides.
Compter sur les autres est totalement futile ; les autres ne peuvent pas nous apporter la paix. Aucun chef politique ne nous donnera la paix, aucun gouvernement, aucune armée, aucun pays.
Ce qui nous apportera la paix ce sera une transformation intérieure qui nous conduira à une action extérieure.
Cette transformation intérieure n’est pas un isolement, un recul devant l’action. Au contraire, il ne peut y avoir d’action effective que lorsque la pensée est claire, et il n’y a pas de pensée claire sans connaissance de soi.
Sans connaissance de soi, il n’y a pas de paix.
Pour mettre fin à la guerre extérieure, vous devez commencer par mettre fin à la guerre en vous-même. Certains d’entre vous opineront du bonnet et diront: « je suis d’accord », puis sortiront d’ici et feront exactement ce qu’ils ont fait au cours de ces dix ou vingt dernières années. Votre acquiescement n’est que verbal et n’a aucune valeur ; car les misères du monde et les guerres ne seront pas mises en échec par lui.
Elles ne le seront que lorsque vous vous rendrez compte du danger, lorsque vous prendrez conscience de votre responsabilité, lorsque vous ne la rejetterez pas sur d’autres. Si vous vous rendez compte de la souffrance, si vous voyez la nécessité d’une action immédiate et ne la remettez pas à plus tard, vous vous transformerez. La paix ne viendra que lorsque vous serez en paix vous-mêmes, lorsque vous serez en paix avec votre voisin.

Extrait de « La première et dernière liberté »
Jiddu Krishnamurti (1895-1986)