Tous les articles par Jean-François L

Qui suis-je ?

Les remises en question débordent. Qui suis-je aujourd’hui ? Qui est ce que je veux être ?
Toutes ces années à ressasser, à être obnubilée par cette colère aveuglante, ce passé, qui empêche d’avancer, de voir autour de soi, de s’ouvrir à la vie.

Est-ce que mon passé définit celle que je suis pour me suivre comme il fait sans relâche, dans chaque partie de ma vie, sans laisser un moment de répit à mon esprit ?

Je ne veux plus être victime de ce qui est derrière moi, et me dire que je n’ai aucune chance de pouvoir faire autrement.

Se mettre à l’écart des personnes qui m’entourent, me faire le plus discrète possible, montrer ce côté désagréable voir repoussant qui ne me correspond pas d’ailleurs.

Je sais au fond qui je suis, de quoi je qui capable, ce que je veux, mais je connais aussi mes limites, ce que je peux apporter. Alors pourquoi m’acharner à rester dans cette prison où les barrières imposées ont été fabriquées par d’autres selon leurs propres jugements, leurs critères qui ne sont pas moi ?

Pourquoi continuer à étouffer celle que je suis par peur de ce qu’on pourrait penser, en me persuadant qu’être moi je n’en ai pas le droit ?

Cette voix en moi m’a d’abord parlé puis hurlé pour ne plus me lâcher. Elle me bouscule, me supplie d’arrêter de la faire espérer en faisant un pas en avant pour en faire par la suite dix en arrière.

Je suis arrivée grâce à l’écrit, à ces personnes bienveillantes, encourageantes , à celles qui me poussent et me font prendre conscience que l’on a rien sans rien, à me débarrasser de tout ce qui m’encombraient.

Aujourd’hui je suis ce papillon qui s’envole, croît en elle , je suis cette lionne déterminée à ne plus laisser les autres déterminer qui elle est, à se battre pour ce qu’elle veut, une colombe lavée de ce passé qui a été trop pesant mais qui aujourd’hui prend sa place et laisse place au présent et à l’avenir.

Aujourd’hui, n’est plus le passé. J’y ai consacré assez de temps et d’énergie.

Il est temps pour moi de montrer celle que je suis réellement, sans en avoir honte, en état fière de celle que je suis.

Je suis cette femme qui aime, fidèle, mais qui ne se laissera plus maltraiter par qui que ce soit.

Je prends conscience que finalement je me punis , moi et ceux que j’aime, ceux qui me portent et veulent mon bonheur.

Je leur fais porter un poids qui n’est pas leur. Je les culpabilise de ne pas me rendre heureuse.

C’est terminé… les blessures seront toujours là, le passé refera peut être surface quelquefois, je serais parfois découragée, vidée, triste mais plus comme ces dernières années.

Je suis cette guerrière blessée mais vivante, la rage au ventre pour avancer et ne plus sombrer, ni rester dans ce noir qui me fait mourir à petit feu. Chaque bataille me rend plus forte, m’affermit, me donne confiance, me relève la tête encore plus droite les yeux fixés devant.

Je suis et je resterai moi à partir d’aujourd’hui. Plus que jamais…

REBECCA

Aimer quelqu’un qui réfléchit trop est un défi

Aimer quelqu’un qui réfléchit trop représente un vrai défi

Aimer une personne qui réfléchit trop est difficile parce que vous aimez quelqu’un dont l’esprit est constamment en train de cogiter sur de plein de choses différentes. Vous aimez une personne qui ne peut pas changer sa façon de penser.

Une personne qui réfléchit trop aura mille questions. Elle traite un million de choses à la fois et est débordée de « et si ».

Vous devez être confiant dans votre relation.
Vous ne pouvez pas laisser sa tête commencer à être tiraillée par le doute.
Vous ne pouvez pas simplement lui dire que vous êtes là pour elle. Vous devez le faire.
Vous ne pouvez pas simplement mettre des mots dans sa tête. Vous devez agir.
Vous devez écouter attentivement. Son passé ou concernant sa dernière nuit.
Elle devient intrépide, et cela sort de nulle part. Vous devez comprendre et lui donner une protection.
Quand elle pense que tout est terrible, il faut penser que tout va bien.

Montrez-lui de l’empathie. Montrez-lui que vous ne la jugerez pas. Montrez-lui que vous n’irez nulle part quand elle vous dira sa plus grande peur ou ce qui l’inquiète.

Montrez-lui que vous allez l’aimer, malgré sa façon de penser et de s’inquiéter.
Vous devez lui dire ce que vous ressentez, ne jamais cacher quoi que ce soit. Quelqu’un qui réfléchit va essayer de trouver un sens à tout ce que vous dites et faites. Dites toujours la vérité.

Vous devez être capable de la calmer. Vous devez promettre que vous serez là, peu importe ce qui arrivera.
Soyez prêt à avoir une conversation difficile. Pour répondre à mille questions.

Aimer une personne qui réfléchit trop est un défi, mais toutes les relations sont difficiles, n’est-ce pas?

Les personnes qui réfléchissent trop peuvent parfois vous rendre fou, mais elles vous aimeront et vous resteront toujours fidèles.

Le mental n’aime pas la Présence

Le mental n’aime pas la Présence, car la Présence c’est la fin du mental.
Choisir la Présence dans votre quotidien aussi souvent que possible, de choisir le moment présent, de toujours vérifier à l’intérieur ce qu’est votre relation avec le moment présent.
La question primordiale à se rappeler : quelle est ma relation avec ce moment ?
Est-elle amicale ou est-elle dysfonctionnelle ?
Et cela vous dit tout. Si elle est dysfonctionnelle, cela veut dire que votre futur manifestera cela. Si elle est amicale, ouverte et dans l’acceptation, votre vie future le manifestera. C’est aussi simple que cela. Des défis peuvent toujours se présenter . La vie vous défiera toujours d’une façon ou d’une autre et c’est bien ainsi. Mais nul besoin de transformer les défis de la Vie en problème en restant mentalement bloqué sur les choses s’il n’y a rien que nous puissions faire dans l’instant. Retourner les choses dans sa tête c’est commencer à se faire du souci. Le souci est la fabrique de problèmes, c’est la fabrique mentale de problèmes. Peu importe le stade que vous atteignez dans la vie, il y a toujours des défis. La vie est ainsi conçue.
Le monde n’est pas là pour vous rendre heureux. Il est ici pour vous rendre conscient. c’est lorsque vous pouvez être conscient de la Conscience, quand vous pouvez amener la Présence de la Conscience de l’Esprit à un plus grand pouvoir, ou dit encore autrement, l’Esprit de Dieu dans votre vie et que vous permettez à cela de diriger votre chemin, alors toutes les choses viennent à vous telles qu’elles devraient. : « une nouvelle espèce est en train d’arriver sur la planète ». C’est ce qui se passe maintenant et c’est de nous qu’il s’agit. C’est un énorme changement dans la Conscience qui advient.
C’est comme si nous nous transformions en une nouvelle espèce, pour la première fois, une espèce consciente.
C’est un peu comme si l’humanité commençait seulement maintenant à s’éveiller réellement Chacun est l’ouverture qui permet à cette dimension d’arriver dans le monde
Ce n’est pas nous qui opérons, mais c’est la Conscience qui opère à travers nous…

Eckhart Tollé

Les 4 accords Toltèques

Les quatre accords Toltèques sont en quelque sorte un « code de conduite » qui permet d’appréhender le monde sereinement, et de façon plus saine.

Ce sont des mantras pleins de bon sens, mais surtout d’une très grande puissance.

1. Le premier accord toltèque est : « Que votre parole soit impeccable »

2. Le deuxième accord toltèque est : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle »

3. Le troisième accord est : « Ne faites pas de suppositions »

4. Le quatrième accord toltèque est : « Faites toujours de votre mieux ».

Un accord toltèque “bonus” : Soyez sceptique, mais apprenez à écouter.

” Ne vous attendez pas à vous exprimer toujours avec une parole impeccable. Vos habitudes sont trop fortes et trop bien ancrées dans votre esprit. Mais vous pouvez faire de votre mieux. […] En faisant de votre mieux, l’habitude de mal utiliser votre parole, celle de faire une affaire personnelle de tout ce qui vous arrive et celle de faire des suppositions vont s’affaiblir et se manifester de moins en moins souvent.”

Don Miguel Ruiz.

Qu’est ce que l’Amour

Qu’est-ce que l’amour ?
C’est une profonde nécessité d’être un avec le tout, une profonde nécessité de dissoudre dans l’unité le toi et le moi. L’amour est ainsi parce que nous sommes séparés de notre propre Source. De cette séparation naît le désir de retourner au Tout et de s’unifier avec Lui.
Ton ego es devenu une barrière entre toi et l’univers : le Tout. L’homme s’asphyxie, il ne peut plus respirer, il a perdu ses racines. Il n’est plus alimenté. L’amour est un désir de nutrition ; l’amour c’est s’enraciner dans l’existence. L’amour, a de la valeur en soi : il n’a pas de propos, il n’a pas de finalité.
Il a une immense signification ; une grande joie ; une extase en lui même, mais ce ne sont pas des finalités. L’amour n’est pas une affaire où importeraient les objectifs, les buts. Il y a toujours une certaine folie dans l’amour . . .
L’amour est sans raison aucune. La seule chose que tu peux dire c’est : je ne sais pas ! Tout ce que je sais c’est qu’aimer c’est expérimenter l’espace le plus beau en soi-même. Mais ce n’est pas un objectif. Cet espace n’est pas mental.
Cet espace est comme un bouton de rose avec une goutte de rosée posée dessus, brillante comme une perle. Et avec la première brise du matin au soleil, ce bouton de rose est en train de danser. L’amour c’est la danse de ta vie L’amour c’est la rencontre, la rencontre orgasmique de la vie et de la mort . . .

Pour l’atteindre, il y a quatre pas à mémoriser.
• Le premier : être ici et maintenant, parce que l’amour n’est possible qu’ici et maintenant. Tu ne peux pas aimer dans le passé.
• Le second pas vers l’amour c’est : apprends à transformer tes peurs … en confiance, abandon …
• Le troisième pas vers l’amour : c’est de partager tes éléments positifs, partager ta vie, partager tout ce que tu peux avoir. Tout ce que tu as de beau, ne le cache pas
• Et le quatrième : ne sois rien. Quand tu commences à penser que tu es quelqu’un, tu t’immobilises, tu te figes. Alors l’amour ne coule plus.
L’amour s’écoule que de quelqu’un qui n’est personne.
L’amour réside dans le rien.Quand tu es vide, il y a de l’amour. Quand tu es plein d’ego, l’amour disparaît. L’amour et l’ego ne peuvent s’unir…
L’amour est une fleur très fragile. Il doit être protégé, il doit être renforcé, il doit être arrosé ; alors seulement il grandit. Aime comme quelque chose de naturel, comme tu respires. Et quand tu aimes quelqu’un ne commence pas à exiger, sinon, même dès le début, tu commenceras à fermer les portes.
Ne sois dans aucune attente. Si quelque chose se présente sur ton chemin, ressens de la gratitude. Si rien ne vient, ce n’est pas nécessaire que cela vienne, tu n’en as pas besoin, tu ne dois pas rester dans cette attente.
L’amour n’est pas un commerce, cesse donc de le traiter comme tel. Sinon tu malmèneras ta vie, l’amour et tout ce qu’il y a de beau en lui, car tout ce qui est beau n’est absolument pas négociable. L’existence ne connaît rien au commerce.
Les arbres fleurissent, ce n’est pas du commerce. Les étoiles brillent, ce n’est pas du commerce, tu n’as pas à payer pour cela et personne n’exige rien de toi.
Un oiseau vient et se pose sur ta porte, te chante une chanson et il ne te demande aucun certificat, ni rien d’autre. Il a chanté sa chanson et très satisfait s’est envolé sans laisser de trace.
C’est comme cela que l’amour grandit. Donne et n’attend pas de voir combien tu peux obtenir. Ne demande rien et n’exige rien.
Aime les gens ordinaires. Il n’y a rien de mauvais chez les gens ordinaires. Les gens ordinaires sont extraordinaires. Chaque être humain est si unique ! Respecte cet être unique.
Donne et donne sans aucune condition et tu sauras ce qu’est l’amour. Je ne peux pas le définir. Je peux te montrer comment il se développe. Je peux te montrer comment planter un rosier, comment l’arroser, le fertiliser, le protéger.
Et un jour inattendu un rose apparaît et ta maison se remplit de parfum.C’est ainsi qu’apparaît l’amour. Dès le moment où l’amour devient une relation de couple traditionnelle il se transforme en esclavage, car il y a des attentes, il y a des exigences, des frustrations, et un effort des deux côtés pour avoir la domination. Il se convertit en une lutte pour le pouvoir….
Le mot amour, en tant qu’un état d’être, a un sens totalement différent. Cela veut dire que simplement tu aimes ; tu n’es pas en train d’établir une relation de couple. Ton amour est comme le parfum d’une fleur.
Il ne crée pas une « relation » ; il ne te demande pas d’être d’une manière déterminée, que tu te comportes selon certains critères, que tu agisses d’une certaine façon. Il n’exige rien. Simplement il partage. Et dans ce partage il n’y a pas non plus le désir d’être récompensé. Le partage lui-même est la récompense.
Quand l’amour est pour toi devenu un parfum, il révèle une extrême beauté et contient quelque chose qui dépasse ce qu’on nomme l’humanité. Il a quelque chose de divin.
Sache que l’amour arrive toujours à l’improviste. Non pas comme une conséquence d’un effort de ta part, mais comme un cadeau de la nature. A ce moment là tu ne l’aurais pas accepté si tu avais été préoccupé parce qu’un jour, soudainement, il pouvait se terminer.
Les fleurs vont toujours continuer de naître, mais ne t’attache pas à une fleur,sinon, bientôt tu te trouveras attaché à une fleur morte.
Si tu as quelque chose qui te donne de la joie, de la paix, de l’extase, partage le.
Dans le partage lui-même il y a la satisfaction, il n’y a aucun but ;il n’est orienté vers aucune finalité. Il est une fin en soi. Quand deux personnes matures sont amoureuses, il se produit un des plus grands paradoxes de la vie, l’un des phénomènes les plus beaux :
Ils sont ensemble et cependant extrêmement seuls ; ils sont tellement unis qu’ils sont quasiment un. Mais leur union ne détruit pas leur individualité, en fait elle la rehausse :Deux personnes réellement amoureuses s’aident mutuellement à être de plus en plus libres. Je t’aime. Je ne peux l’éviter.
La question n’est pas que je puisse t’aimer ou non, simplement je t’aime. Si tu n’étais pas ici, cet espace serait plein de mon amour, il n’y aurait pas de différence. Même ces arbres recevraient mon amour, ces oiseaux continueraient à le recevoir.
Et même si tous les arbres et les oiseaux disparaissaient, cela ne ferait aucune différence : l’amour continuerait de couler. L’amour est, donc l’amour s’écoule.Tout comme la lumière entoure la flamme, l’amour t’entoure. Tu es amoureux, tu es amour.
Alors l’amour est éternel. Il n’est dirigé vers personne. Quiconque s’en approche s’y abreuvera. Quiconque s’approchera de toi sera enchanté par l’amour, enrichi par lui.
Un arbre, un rocher, une personne, un animal, n’importe.Même si tu te trouves assis, tout seul . . .Bouddha, seul, assis sous son arbre est en train d’irradier l’amour.L’amour est constamment en train de pleuvoir autour de lui.
Cela est éternel et c’est là que réside la véritable puissance du cœur.
Osho

Souviens-Toi… (l’Amour)

Souviens toi !
“… L’amour change tout …
Le devoir sans amour te rend acharné.
La responsabilité sans amour te rend impitoyable.
La justice sans amour te rend dur.
L’intelligence sans amour te rend rusé.
La vérité sans amour te rend critique.
La gentillesse sans amour te rend hypocrite.
L’ordre sans amour te donne un esprit étroit.
L’honneur sans amour te rend orgueilleux.
La possession sans amour te rend avare.
La foi sans amour te rend fanatique.
La vie sans amour n’a pas de valeur.
Aimes et fais ce que tu veux.
Aies au fond du coeur la racine de l’amour,
de cette racine rien de mauvais ne peut en sortir .”

Quand l’Amour vous fait Signe

Alors Almitra dit, Parle-nous de l’Amour.
Et il leva la tête et regarda le peuple assemblé, et le calme s’étendit sur eux. Et d’une voix forte il dit :
Quand l’amour vous fait signe, suivez le.
Bien que ses voies soient dures et rudes.
Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.
Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.
Et quand il vous parle, croyez en lui.
Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.
Car de même que l’amour vous couronne, il doit vous crucifier.
De même qu’il vous fait croître, il vous élague.
De même qu’il s’élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,
Ainsi il descendra jusqu’à vos racines et secouera leur emprise à la terre.
Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.
Il vous bat pour vous mettre à nu.
Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.
Il vous broie jusqu’à la blancheur.
Il vous pétrit jusqu’à vous rendre souple.
Et alors il vous expose à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin sacré de Dieu.
Toutes ces choses, l’amour l’accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur, et par cette connaissance devenir une parcelle du cœur de la Vie.
Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l’amour et le plaisir de l’amour.
Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l’amour vous moissonne,
Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.
L’amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.
L’amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.
Car l’amour suffit à l’amour.
Quand vous aimez, vous ne devriez pas dire, “Dieu est dans mon cœur”, mais plutôt, “Je suis dans le cœur de Dieu”.
Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l’amour car l’amour, s’il vous en trouve digne, dirige votre cours.
L’amour n’a d’autre désir que de s’accomplir.
Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu’ils soient ainsi :
Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.
Connaître la douleur de trop de tendresse.
Etre blessé par votre propre compréhension de l’amour ;
Et en saigner volontiers et dans la joie.
Se réveiller à l’aube avec un cœur prêt à s’envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d’amour ;
Se reposer au milieu du jour et méditer sur l’extase de l’amour ;
Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;
Et alors s’endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres….
K. GIBRAN (extrait Le Prophète)

Ne pas Vivre ni Aimer à Moitié

Ne fréquente pas ceux qui sont à moitié amoureux. Ne sois pas l’ami de ceux qui sont à moitié des amis… Ne lis pas ceux qui sont à moitié inspirés. Ne vis pas la vie à moitié. Ne meurs pas à moitié. Ne choisis pas une moitié de solution. Ne t’arrête pas au milieu de la vérité. Ne rêve pas à moitié. Ne t’attache pas à la moitié d’un espoir. Si tu te tais, garde le silence jusqu’à la fin, et si tu t’exprimes, exprime-toi jusqu’au bout aussi. Ne choisis pas le silence pour parler, ni la parole pour être silencieux… Si tu es satisfait, exprime pleinement ta satisfaction et ne feins pas d’être à moitié satisfait… Et si tu refuses, exprime pleinement ton refus, car refuser à moitié c’est accepter… Vivre à moitié, c’est vivre une vie que tu n’as pas vécue… Parler à moitié, c’est ne pas dire tout ce que tu voudrais exprimer, sourire à moitié, c’est ajourner ton sourire, aimer à moitié, c’est ne pas atteindre ton amour, être ami à moitié c’est ne pas connaître l’amitié… Vivre à moitié, c’est ce qui te rend étranger à ceux qui te sont les plus proches, et les rend étrangers à toi… La moitié des choses, c’est aboutir et ne pas aboutir, travailler et ne pas travailler, c’est être présent et… Absent… Quand tu fais les choses à moitié, c’est toi, quand tu n’es pas toi-même, car tu n’as pas su qui tu étais. C’est ne pas savoir qui tu es… Celui que tu aimes n’est pas ton autre moitié… C’est toi même, à un autre endroit, au même moment. Boire à moitié n’apaisera pas ta soif, manger à moitié ne rassasiera pas ta faim… Un chemin parcouru à moitié ne te mènera nulle part… Et une idée exprimée à moitié ne donnera aucun résultat… Vivre à moitié, c’est être dans l’incapacité et tu n’es point incapable… Car tu n’es pas la moitié d’un être humain. Tu es un être humain… Tu as été créé pour vivre pleinement la vie, pas pour la vivre à moitié…

Khalil Gibran (1883 -1931)

L’Amour et la Peur

Contrairement à ce que l’on croit, il n’existe que deux émotions :
L’AMOUR et la PEUR
S’il y a de la peur, c’est qu’il n’y a pas d’amour.
Quelque chose vous tracasse ? Cherchez la peur.
Chaque fois qu’une émotion négative se présente à nous, il se cache derrière une peur.
En vérité, il n’y a que deux mots dans le langage de l’âme : la Peur et l’Amour.
La peur est l’énergie qui contracte, referme, attire, court, cache, entasse et blesse.
L’amour est l’énergie qui s’étend, s’ouvre, envoie, reste, révèle, partage et guérit.
La peur enveloppe nos corps dans les vêtements.
L’amour nous permet de rester nu.
La peur s’accroche et se cramponne à tout ce que nous avons.
L’amour donne tout ce que nous avons.
La peur retient.
L’amour chérit.
La peur empoigne.
L’amour lâche prise.
La peur laisse de la rancœur.
L’amour soulage.
La peur attaque.
L’amour répare.
Chaque pensée, parole ou action est fondée sur l’une ou l’autre émotion.
Tu n’a aucun choix à cet égard, car il n’y a pas d’autre choix.
Mais tu es libre de choisir entre les deux.
Ainsi, au moment où tu promets ton plus grand amour, tu accueilles ta plus grande peur car, aussitôt après avoir dit « je t’aime », tu t’inquiètes de ce que cet amour ne te soit retourné et, s’il l’est, tu te mets aussitôt à t’inquiéter de perdre l’amour que tu viens de trouver.
Cependant, si tu sais Qui Tu Es, tu n’auras jamais peur.
Car, qui pourrait rejeter une telle magnificence ?
Mais si tu ne sais pas Qui Tu Es, alors tu te crois bien inférieur.
Fais l’expérience glorieuse de Qui Tu Es vraiment et de qui tu peux Être.
~Leçon d’amour du Dalaï Lama~

Mort et Naissance

Nous avons déjà suffisamment parlé de la signification de la “naissance”. Naître n’est qu’un autre mot pour désigner le commencement d’une nouvelle croissance de l’essence, le commencement de la formation de l’individualité, le commencement de l’apparition d’un “Moi” indivisible.
Mais pour être capable d’y atteindre, ou tout au moins de s’engager sur cette voie, l’homme doit mourir ; cela veut dire qu’il doit se libérer d’une multitude de petits attachements et d’identifications qui le maintiennent dans la situation où il se trouve actuellement. Dans sa vie il est attaché à tout, attaché à son imagination, attaché à sa stupidité, attaché même à ses souffrances et plus encore peut-être à ses souffrances qu’à toute autre chose. Il doit se libérer de cet attachement. L’attachement aux choses, l’identification aux choses, maintiennent vivants dans l’homme un millier de “moi” inutiles. Ces “moi” doivent mourir pour que le grand Moi puisse naître. Mais comment peuvent-ils être amenés à mourir ? Ils ne le veulent pas. C’est ici que la possibilité de s’éveiller vient à notre aide. S’éveiller signifie réaliser sa propre nullité, c’est-à-dire réaliser sa propre mécanicité, complète et absolue, et sa propre impuissance, non moins complète, non moins absolue. Mais il ne suffit pas de le comprendre philosophiquement, avec des mots. Il faut le comprendre avec des faits simples, clairs, concrets, avec des faits qui nous concernent. Lorsqu’un homme commence à se connaître un peu, il voit en lui-même bien des choses qui ne peuvent pas ne pas l’horrifier. Tant qu’un homme ne se fait pas horreur, il ne sait rien sur lui-même.
Un homme a vu en lui-même quelque chose qui l’horrifie. Il décide de s’en débarrasser, de s’en purger, d’en finir. Quelques efforts qu’il fasse cependant, il sent qu’il ne le peut pas, que tout demeure comme auparavant. C’est là qu’il verra son impuissance, sa misère et sa nullité ; ou encore, lorsqu’il commence à se connaître lui-même, un homme voit qu’il ne possède rien, c’est-à-dire que tout ce qu’il a regardé comme étant à lui, ses idées, ses pensées, ses convictions, ses habitudes, même ses fautes et ses vices, rien de tout cela n’est à lui : tout a été pris n’importe où, tout a été copié tel quel. L’homme qui sent cela peut sentir sa nullité. Et en sentant sa nullité, un homme se verra tel qu’il est en réalité, non pas pour une seconde, non pas pour un moment, mais constamment, et il ne l’oubliera jamais.
Cette conscience continuelle de sa nullité et de sa misère lui donnera finalement le courage de “mourir”, c’est-à-dire de mourir non pas simplement dans son mental, ou en théorie, mais de mourir en fait, et de renoncer positivement et pour toujours à tous ces aspects de lui-même qui ne présentent aucune utilité du point de vue de sa croissance intérieure, ou qui s’y opposent. Ces aspects sont avant tout son “faux Moi”, et ensuite toutes ses idées fantastiques sur son “individualité”, sa “volonté”, sa “conscience”, sa “capacité de faire”, ses pouvoirs, son initiative, ses qualités de décision, et ainsi de suite.

Extrait de “Fragments d’un enseignement inconnu”
Piotr D. Ouspenski (1878-1947)