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Un grand MERCI à Thot Théurge de nous avoir accordé un petit moment de partage pendant lequel il a bien voulu répondre à quelques questions préparées par l’équipe Pass-Portail.

NB : à la fin de l’interview, présentation des deux derniers ouvrages de Thot Théurge.

Et place aux questions :

Q : Thot, une grande partie de l’humanité vit sans but, sans donner beaucoup de sens à son existence… Pensez-vous que l’on devrait sensibiliser les enfants concernant leur expérience terrestre ? Et selon vous que devrait-on leur donner comme informations / croyances ?
R : En réalité, si on observe un tant soit peu le genre humain en profondeur, il n’est pas exact que notre engeance vive sans buts. Le problème se situe surtout dans le fait que ces projets, bien que différents sur la forme, sont hélas majoritairement orientés vers le transitoire (en ce qui concerne le fond)… Et bien qu’on puisse le déplorer, c’est là un aspect totalement logique puisque, pour beaucoup d’entre nous, nous fûmes éduqués dans cette direction (à l’échelon familial, amical, scolaire, professionnel, médiatique) ! En conséquence, si durant notre existence terrestre nous ne sommes pas capables d’analyser logiquement les choses (comme, par exemple, le fait de comprendre que la matière ne peut sortir d’un néant inexistant et qu’il est donc pertinent de saisir qu’un autre type d’Énergie est source de toute la Création), il est hautement cohérent d’en rester à ce degré d’interprétation. D’autant plus qu’il nous conforte dans nos désirs bassement et uniquement matériels… C’est pour cette raison qu’il est difficile (pour beaucoup) de stimuler, outre mesure, l’intelligence des enfants : que peuvent en effet leur offrir ceux-là même (les parents) qui ne savent s’extirper de leur propre léthargie ou ignorance ? Toutefois, si les parents sont ouverts et appréhendent, peu ou prou, les Lois universelles avec un certain discernement, alors peut progressivement se partager un Savoir (même exempt de quelque spiritualité apparente) insistant avec pédagogie sur la Loi de causes à effets (facteur essentiel) : Règle qui, bien comprise, est à même de nous aider à contrôler pulsions, passions, qui nous fait également réfléchir sur le sens et les conséquences de nos actions et donc aussi, inévitablement, sur ce qui les génère (nos pensées)… Personne, en effet, ne souhaite ressentir quelque négativité que ce soit : assimiler de quelle manière se manifeste la force karmique dans nos existences, saisir son origine, prédispose à une positive utilisation de cette Loi ! Dès lors, au plus cette Norme sera considérée avec exactitude, surtout dès le plus jeune âge et sans obligation d’aucune sorte (le prosélytisme et le dogmatisme ne sont jamais sains), et davantage pourra potentiellement grandir l’enfant. Tout en s’enrichissant intérieurement. Ce qui, inévitablement, rejaillira dans sa vie et son environnement. J’ajoute que la notion de bien et de mal est automatiquement intégrée à cette Règle : sans parler de l’aspect responsabilité personnelle. Et je pense qu’au bout du compte le rôle des parents est justement d’inculquer ce sens des responsabilités à leurs enfants. Le reste dépendant de la liberté de ces derniers…

Q : Quand on dit que Dieu est Amour, beaucoup rétorquent que si c’était le cas moins de malheurs se répandraient dans monde… Y a-t-il une réponse/argumentation simple permettant de responsabiliser chacun sur le destin de l’Humanité ? La recherche de Vérité est-elle l’apanage de grands initiés ? Qu’est-ce que la quête du Qui suis-je demande..?
R: Plusieurs questions en une… Tout d’abord, il faut étiqueter rationnellement les malheurs dont vous faites mention ! Certains sont inéluctables vu l’impermanence de la matière (rien n’est éternel, tout se transforme) : la maladie, la mort se trouvent dans cette catégorie. Autrement dit, ce n’est pas une action humaine (sauf délibérée) qui engendre ces problèmes spécifiques… Quant aux souffrances résultant de l’activité humaine, que voudrait-on ? Que la Divinité nous en exempte ? Certes, on peut le comprendre, mais surgit alors une primordiale question : à partir de quel niveau doit-Elle intervenir ? Sachant que tout mouvement vers l’extérieur est dépendant, en amont, d’une pensée intérieure, cela reviendrait à dire que c’est à l’instant même où jaillit cette intention en nous (fut-ce sous forme d’un réflexe) que Dieu devrait interférer… Ce qui revient non seulement à nous dénier tout sens des responsabilités mais, bien pire encore, nous ôte toute liberté et nous transforme en simple robot obéissant ! N’avons-nous pas généré assez de dictateurs que nous en voulions un suprême ? Est-ce l’Amour de Dieu qui débouche sur nos afflictions, ou notre libre arbitre mal utilisé ? Le Christ n’a-t-Il pas dit de nous aimer les uns les autres : ce qui atteste par ailleurs d’une dynamique devant venir de notre intimité ? Combien cependant vivent selon ce Précepte ? Bien peu, en vérité : dès lors, pourquoi s’étonner ensuite des contrecoups dont notre seule bêtise est comptable ? On confond souvent, et là se trouve une distorsion intellectuelle, le Dieu-Sauveur avec le Dieu-sauveteur (Celui que l’on espère, en réalité : car il nous déleste de labeurs et d’efforts personnels)… Quant à la Vérité, elle n’est pas, non, un monopole réservé aux grands Initiés ! Ce qui compte n’est pas seulement de l’atteindre, mais de cheminer vers elle avec une Conscience progressivement centrée sur les Lois dont je parlais plus haut. Sans oublier la sincérité du cœur : c’est-à-dire la ferme volonté d’être comme il se doit et de dépasser (ou plutôt transfigurer) notre condition humaine… En outre, il n’y a pas de compétition entre les êtres (qu’ils soient déjà réalisés ou non), chacun suit sa route en fonction de son karma et ceux qui nous précèdent aident avec force tout cheminant : car, au-delà de la Règle solidaire, ils se souviennent de la similarité existant entre leur périple et le nôtre. En conséquence, l’aspiration vers la Vérité est pour tous et, selon la Loi d’Évolution universelle, doit être poursuivie par tous ! Elle rejoint d’ailleurs la Quête du « qui suis-je », puisque la réponse à cette question ne se décèle qu’en comprenant ce qu’est notre petite personnalité temporaire, matérielle, embryonnaire, et ce qu’est l’Individualité Éternelle sise en notre âme (La Flamme Divine à Laquelle il est demandé de s’unir).

Q : Voici un questionnement supplémentaire, relatif à la difficulté qu’ont certains sur leur chemin de vie, et qui ressentent l’état mental de mettre fin volontairement à leur expérience terrestre… Est-ce une fin-issue ? Une véritable libération ou l’inverse ?… Les interactions avec le « libre arbitre »..
R : A nouveau on ne saurait comprendre ce mal-être (que nous connaissons tous durant notre existence, et à différents degrés) sans saisir exactement ce qu’est la Règle karmique ! On peut certes nier cette dernière, mais il ne reste alors que la coïncidence ou la malchance (impassibles et arbitraires) ou la conception d’un Dieu tourmenteur (ce qui ne cadre aucunement avec l’univers où, pour peu qu’on en fasse l’effort, on s’aperçoit qu’une Harmonie existe bel et bien : sans celle-ci nous ne serions pas là)… J’ai largement expliqué dans mon dernier livre à quel point, en fonction de notre sincère implication pour un objectif humaniste, les événements, circonstances et incidents douloureux peuvent s’atténuer : tout en permettant la création de nouvelles causes positives ! Mais pour cela il faut le savoir d’abord, le vouloir et en attester ensuite… C’est ici qu’apparaît le rôle important de tous ceux qui œuvrent, peu ou prou, pour une réelle amélioration intérieure de tous les hommes ! Car au plus se diffusera l’Enseignement sur l’activité énergétique et les forces spirituelles (en notre sein et à l’extérieur) et au plus certains auront des chances de comprendre ce qui leur arrive… La chose empêchant peut-être d’en arriver à certaines extrémités qui, loin s’en faut, ne font que retarder la prise de conscience que ces pénibles leçons doivent inculquer. En conséquence, il est vrai qu’est tranché le fil des douleurs en s’ôtant la vie, mais ce n’est là non seulement que temporaire mais, bien pire, c’est rajouter de l’huile sur un feu qui ne s’éteint qu’en modifiant, en profondeur, ce qui doit l’être… Le cycle de l’expérience se perpétuera dans une autre vie terrestre car, il faut ici le rappeler, chacun apprend soit par la souffrance soit par la sagesse et l’intelligence… Le libre arbitre, si on sait le comprendre, a évidemment une face « inférieure » (permettant de faire des choix) mais, en réalité, sa fonction est de permettre l’immersion au sein du Courant évolutif : en comprenant, en acceptant, en s’intégrant dans ce Flux et en modifiant, au fil des incarnations, nos diverses imperfections. Si on adhère à cette Règle, pas à pas, en reconnaissant NOS torts (même si on ne les voit pas distinctement) et si, en outre, on travaille dans le sens du Bien personnel ET général (les deux étant liées) alors, A TERME, toutes ces afflictions s’évanouiront et ne seront plus ressenties avec violence. Mais, il faut à nouveau le répéter, encore faut-il avoir connaissance de cette vérité : afin d’y adhérer et d’en vivre ensuite…

C’est tout pour aujourd’hui… En cas de questions à Thot relatives à cette interview, merci d’utiliser le formulaire de contact du site Pass-Portail : Contactez-nous

Pour aller plus loin sur le Chemin (et plus encore), ci-après les derniers ouvrages sur le blog de Thot Théurge